Eco-conception : phase d’etude

Dans le [premier article sur l’éco-conception], je vous expliquais la démarche au moment de la mise en page. Mais avant de se lancer dans un projet, il est important de débuter par sa phase d’étude. C’est à ce moment qu’on se rencontre et qu’on échange sur vos besoins (imprimés, signalétique ou web) et votre objectif (la cible), pour déterminer le format, le choix du papier, les couleurs et les quantités.

▶︎ 1er point : le format
Les chûtes de papier après façonnage (découpe, pli, reliure…) peuvent être importantes. Et quand bien même ces chutes peuvent être recyclées, on peut très bien aussi les éviter. Comment ? En optant pour des formats standards. Rassurez-vous, toute l’originalité que vous vouliez mettre dans un format se retrouvera dans la pertinence de votre contenu et le design de votre support. Mais on ne ferme pas complètement la porte aux formats originaux. Si l’imprimeur nous informe, après calcul de la gâche papier, que ce format a une gâche équivalente à un format standard, alors on a le feu vert.

▶︎ 2e point : le choix du papier
Tout dépend de la longévité du support. S’il est amené à être éphémère (ex : une promotion distribuée dans la rue), autant favoriser le “papier à planter” qui aura le mérite de faire des heureux jardiniers et aucun déchets. Au contraire, si l’objectif est qu’il reste longtemps au chevet de notre prospect, alors on optera pour du [papier recyclé] issu de forêts durables. Et si on cherche à apporter plus de qualité tout en restant éco-responsable, pourquoi pas se lancer avec [la feuille de pierre].

▶︎ 3e point : les couleurs
Il faut privilégier un nuancier à partir des 4 couleurs primaires de l’impression offset (cyan, magenta, jaune et noir) et éviter les pantones (nuancier de couleur unique et supplémentaire). Pourquoi ? Car à chaque utilisation d’un pantone, la machine d’impression a besoin d’être nettoyée.

▶︎ 4e point : les quantités
Le tarif du 1000 exemplaires supplémentaires est intéressant pour limiter la ré-impression mais attention au gaspillage ! Et limiter considérablement les exemplaires ne résout rien, le ratio feuilles perdues/feuilles imprimées n’en sera que plus grand pour régler la machine d’impression.
Le tout c’est d’éviter de produire des documents en surplus pour limiter les impacts environnementaux. Comment ? Déjà, une liste de prospection à jour est un bon point. Ensuite, si on peut avoir une liste de souscription (des personnes qui ont volontairement accepté d’être informé de vos produits/services) c’est encore mieux.

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Mallaury

Mallaury

Hello ! Je suis graphiste éco-responsable et je vous partage mes créations, recettes Zéro Déchet, infos durables et alternatives éco-responsables de mon métier. Et si une collaboration vous tente, j'en serai ravie.

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